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3 février 2018

Épisode 2 – Je suis et je rayonne

J’ai rencontré Gaël en CP. Après un long silence, nous ne nous sommes plus jamais quittés : quand l’un passe son diplôme de fitness l’autre veut devenir éducateur sportif, quand l’un se lance dans la médecine chinoise l’autre commence ses études de neuro-training, quand l’un commence ses cours de yoga l’autre continue son école de danse tahitienne… Je remercie pour sa présence sur mon chemin, je nous sens élèves de la même école qu’est l’Univers.
Un jour Gaël me demande si je peux héberger un ami à lui du yoga qui prendra son covoiturage très tôt le lendemain à deux pas de chez moi. Je lui ouvre ma maison. Soirée exceptionnelle, entrecroisements d’idées, de concepts et de spontanéité. Je remercie pour toutes les personnes comme Jules qui se présentent un jour sur mon chemin et me permettent de mieux me comprendre.
Aujourd’hui Jules a posté une simple question sur facebook “Qui es-tu ?”. Seulement tu dois répondre en n’évoquant ni autrui, ni ton nom, ni ton job, ni les choses que tu as accomplies. Prends une minute pour y penser. Moi j’ai passé ma journée entière avec cette question en tête. Puis je me suis souvenue. C’était ma première séance de neuro-training. Mon corps a demandé à s’exprimer. Je suis et je rayonne. Voilà qui je suis. Je suis ce point tatoué au milieu de ma malléole qui représente une infime partie de l’univers et qui pourtant contient tout l’Univers en lui.
Ce soir, j’ai senti que ce n’était pas le moment d’aller à l’aïkido. Ce soir, entre deux verres, j’ai rencontré Noi [Noï] et Tzur [Tsur] qui conduisent jusqu’en Italie en organisant au jour le jour leurs vacances d’un mois à travers l’Europe. Quel couple charmant. Depuis lundi ils ont rencontré quatre personnes qui parlaient anglais correctement. Je suis la cinquième. Je sais maintenant qu’en Israël, le service militaire obligatoire dure deux ans pour les femmes et trois pour les hommes. Je sais maintenant qu’après la droiture et l’ordre intégrés, ils prennent autant que possible quelques mois pour partir à la découverte d’eux-mêmes. Ils ne commenceront leurs études supérieures qu’à la fin de ce voyage. Je n’ai pas fait été dans l’armée et j’ai terminé mes études bien avant de partir à ma propre rencontre. Mais ce grand voyage, j’en reviens, c’était mes quatre mois à Tahiti. Ma maman est née à Tahiti, il me fallait y aller pour récupérer la moitié de qui je suis. Je crois que je peux à présent rayonner plus fort, d’une façon plus efficace, ou simplement plus souvent, avec plus de facilité. Je sens mes racines, je sens que je suis connectée à la Terre, je sens que je suis reliée à l’univers entier. On dit en anglais “to be grounded”, et nous n’avons pas d’équivalent en français. Ce serait “être dans le sol” – ground = sol. Alors on utilise plus couramment l’expression “être ancré” mais je trouve que l’image de l’ancre renvoie davantage à l’idée d’être attaché à quelque chose. Quand je dis “I feel grounded” je me sens stable, je me sens confiante, je me sens équilibrée avec des appuis solides. Merci Noi de m’avoir rappelé ce terme anglais, il me résonne d’une façon juste.
Je suis et je rayonne. Je donne du sens à ma vie, aux petites comme aux grandes choses que je construis. Mon tatouage me rappelle que je suis grounded et reliée au monde qui m’entoure. A mon annulaire droit je porte une bague constituée de deux anneaux. Un anneau de pierres scintillantes. Un anneau qui dessine un coeur en son centre. Je l’ai achetée pour me souvenir qu’à chaque seconde je peux réagir avec mon égo, la partie de moi qui brille pour impressionner, ou avec mon coeur. Autour de mon cou, j’ai une perle rapportée de Tahiti que j’ai achetée un euro. Elle n’est pas parfaite, elle est comme elle est, belle avec ses qualités et ses imperfections. Je la porte pour me souvenir que je peux me regarder comme elle : je n’ai qu’à être moi.
Enfin… Comment être sûr que l’on est soi-même ? Je ne sais pas, je n’ai que mes propres balises. Je sais que je suis moi-même quand une situation est extrêmement fluide, quand tout est limpide, quand il m’arrive de belles choses tellement improbables que je suis obligée de m’arrêter pour me dire “Ah quand même… whouaw. Merci pour tout ça.”. Si je suis moi-même je peux découvrir à chaque instant. En voyageant comme à Madrid ce week-end, ou en restant à la maison comme ce soir. Israël s’est déplacé jusqu’à moi. Difficile de porter un masque lorsque tu échanges dans une langue étrangère, une trop grande partie de la conversation se fait grâce au langage non verbal. J’ai été moi-même avec Noi et Tzur. J’espère les revoir très bientôt, et je suis sûre que je les reverrai. J’aimerais pouvoir dire que j’ai vu Tel-Aviv et Jérusalem une fois dans ma vie. Apparemment ils ont un mot en hébreu qui ressemble à mon prénom, “marhiva” qui signifierait “extraordinaire”…

Jeudi 26 Octobre 2017

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