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7 février 2018

Episode 21 – Il m’en faut peu

             Quel plaisir de se réveiller un matin avec le sourire d’une personne que vous aimez. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir ouvert mes yeux sur un sourire de l’univers lui-même. Je lui ai laissé hier soir ma tristesse, il m’a répondu ce matin que le message avait été reçu et que la suite s’enclenchait dorénavant. Une journée de repos, une journée pour moi, une journée tellement inspirante.

             Il m’en faut peu. Je sentais juste mon besoin de sortir. Mon imagination et mon sourire ont fait le reste. Six coups de fil à la même personne, parce que j’ai oublié de te dire que… Tu sais, je pensais… D’ailleurs on s’en fout, pourquoi on en parle ? Fais ce que tu veux, on affinera les objectifs plus tard. Bref. Je suis arrivée à l’heure au restaurant mais j’ai squizzé deux potes sur le chemin… Pardon. Le cheddar, ça se met au-dessus du steack dans le burger comme ça il peut fondre dessus, sauf si on préfère le faire fondre sur pain au four, oui oui, ça se tient. Mon couz, la peau des kumquats ça se mange ? Ben oui, c’est la seule chose intéressante dans ce fruit. Marcher au soleil. Passer au magasin bio en prétextant le besoin de fleur d’oranger et tomber devant la seule étagère vide du magasin. Rire. Au moins avec mon cousin on ne s’ennuie jamais. Je pensais être la seule à faire du tourisme dans les magasins. C’est peut-être de famille en fait, ce ce côté légèrement déconnecté. Ce qui prend une heure aux gens normaux, nous, on le fait en trois heures. Notre notion de rapidité est tellement superflue le lundi.

             Ikea. Source d’inspiration intarissable. Il n’y a qu’à regarder les gens s’affairer avec nervosité autour des articles. Ca me donne envie de ralentir, de profiter des aquarelles et de regarder les grains s’écouler dans le sablier de deux minutes et vingt-trois secondes. On a chronométré. Le temps n’était inscrit nul part… Rouler avec le soleil sur le visage. Etudier les emplois du temps des “gens normaux”. Se demander lesquels sont les plus compatibles. Remettre mes écouteurs et marcher, danser dans les rues de Toulon. Certains jours, j’ai envie de tomber amoureuse. Je suis amoureuse. Rencontrer des gens que je connais, taper la discute quelques minutes. Trouver la salle de danse et assister un instant au cours d’un ancien danseur étoile. Whouaw. J’ai toujours adoré passer l’une de ces portes sans caractère particulier qui te font bondir dans le temps et l’espace. Je n’avais jamais entraperçu de cours de danse classique auparavant. La rigueur, la souplesse et la délicatesse qui s’en dégagent sont incroyables. Sautiller à nouveau sur ma musique. Je me dis parfois qu’une autre personne aurait trouvé ce lundi banal. Moi je le trouve tellement beau. Regarder les immeubles habillés de soleil couchant. Jouer à cache-cache avec celui-ci. Et se poser sur le port pour le regarder disparaître, en mangeant des mochis. Depuis combien de temps ne m’étais-je pas arrêtée pour rien ? Assise en tailleur sur les pierres, à regarder les reflets de l’eau s’assombrir de nuit. Instant pourtant lumineux. Je respire. Mr Brightside sur Spotify. Envoyer quelques photos à ceux qui n’ont pas vu la mer depuis longtemps, à ceux qui comme moi devraient penser à s’arrêter respirer, à mon équipe de kangourous, à mon équipe des sourires. Rayonner la joie qui me remplit à l’instant T. Réaliser que le bateau le plus proche se nomme “Amour”… Marcher vers la maison. Ce soir je sèche l’aïkido, j’ai besoin de me vider la tête en sortant danser. Croiser un vieux couple qui se donne la main avec tendresse. Sourire. Rêver. Etre moi, et… Mareva !!! Tu ne t’arrêtes même pas dire bonjour ?

Lundi 15 Janvier 2018

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