Episode 4 – Le vase

        Je ne crois pas que l’on puisse recoller un vase brisé pour lui rendre sa beauté et sa perfection perdue. En revanche, je crois qu’avec ses morceaux, un peu de patience et de la créativité, on peut donner vie à une nouvelle œuvre d’art.

        Aujourd’hui je me sens un peu plus adulte. J’ai visité pour la première fois un appartement seule. J’ai écouté mon coeur qui m’avait guidé jusqu’à lui. J’ai besoin d’un endroit à moi, d’un atelier, d’un cocon où boire le thé avec mes copines, d’un lieu où m’échouer tard le soir avec mon frère. Clin d’oeil. Avec ses six étages à monter à pied, il me fait penser à la tour de Raiponce. La loi sur les ascenseurs n’existait pas en 1790. Si tu viens un jour me voir dans ma tour, c’est que tu l’auras mérité. Je rêve déjà des fessiers parfaits que j’aurai dans un an. C’est la meilleure idée de l’univers pour me pousser à faire du sport que je le veuille ou non. Il fait petite maison d’artiste avec sa vue sur les toits des Toulon. Il y a un immense placard dans la cuisine dans lequel je vois déjà mes tasses Disney. Dans le salon, un mur orange comme dans ma chambre chez les parents. Un orange vif. Un orange joyeux et enthousiaste. Une alcôve pour créer un nid douillet. La rue est passante, j’y marche tous les jours. Dossier envoyé, on croise les doigts. Je ne veux plus jamais regarder mes affaires dans un box. On fera au mieux.

 

         Journée à discuter au café qui pourrait devenir mon voisin. Si tu aimes les bons – et vrais – cafés, va au Coffee Soup&Toast, rue Bon Pasteur. Si tu es chanceux tu pourras discuter avec le maître des lieux. Phrase du jour : La franchise n’empêche pas la délicatesse. Justement, je disais que j’avais fait des progrès en relations humaines, il ne me reste qu’à travailler encore l’intransigeance… Je vais commencer par celle que je ressens envers moi-même. Je sens que ça avance. Je voulais tout, tout de suite, en même temps. Respire. Je crois que j’ai intégré que faire les choses correctement me parlait davantage. Bien faire ou s’abstenir. Je pense que si je garde foi en l’Univers chaque seconde, le bonheur de mes proches et le mien se trouvent sur la même route. Si un jour tu penses que tu dois faire du mal à quelqu’un pour être heureux, c’est que tu as perdu la foi. L’Univers ne laissera jamais faire ça. Si je crée quelque chose de mal, je le récolterai. C’est à l’image de l’enfant envoyant une parole méchante, qui fait le tour de la Terre, lui revient et le blesse. J’avance.

 

         Ce soir, l’Univers m’a dit que j’étais sur la bonne voie. J’ai une nouvelle maison pour la nuit. Un petit garçon tahitien m’ouvre la porte et me montre ma chambre.  Je ne le connais pas, sa maman non plus. Au-dessus du lit, on me souhaite la bienvenue dans cette “Happy Home”, avec un livre ouvert sur des portraits de femmes polynésiennes. En face, de grandes lettres en bois écrivent “AMORE” pour que ce soir je m’endorme toujours connectée à cet amour serein, patient et gigantesque que j’ai dans le coeur. Sur la table de chevet, les Quatre Accords Toltèques, ma première bible… La maison quoi. Je l’écris parce que, comme souvent, la situation est tellement invraisemblable que demain je n’aurai que ces mots pour preuves. Dans la bibliothèque, j’ai jeté un œil, il y a Le Pouvoir du Moment Présent, les Aliments qui guérissent, des méditations et encore Les Sept Lois Spirituelles du Succès. Juste Merci. Merci d’être là à chaque instant.

 

Lundi 30 Octobre 2017

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