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3 février 2018

Episode 7 – Libre

             C’est au milieu de la foule ou en marchant que je réfléchis. J’essaye de suivre mon intention et de me créer un chemin toujours plus juste. Difficile parfois d’être sûre de mes décisions. Alors par chance, il arrive qu’en fin de journée, en fin de week-end, en fin d’aventure, l’Univers m’envoie quelques signaux, tellement impossibles et impressionnants qu’ils effacent mes doutes. La dernière fois, c’était dans l’Episode 4, au RBnB magique qui m’offrait les Quatre Accords Toltèques sur une table de chevet. Ce week-end était mon dernier week-end libre de 2017.

             Un samedi soir dans un bar branché de Toulon. Des rencontres, quelques verres de vin posés. C’était ma première sortie depuis que j’habite à Montmartre, avec des gens qu’aucun des miens ne connaît. Je me sens libre. Je discute davantage par texto, je donne moins mon facebook. Ça m’évite de devoir supprimer ensuite les comptes des gens qui n’étaient que de passage. Je décide à la dernière seconde de finalement sortir, je rentre quand je l’ai décidé. Un dimanche de repos. Quelques coups de fil aux copines. Des lasagnes de légumes maison.  Un bague à la poubelle. Une lessive. Et sur un coup de tête, une soirée dansante avec un cours en première partie. Ça fait longtemps que je voulais y aller. A Toulon, le dimanche soir, le Barathym propose des soirées Salsa, Bachata, Kizomba avec un cours en première partie. J’ai besoin de voir des gens, même si je ne leur parle pas. J’ai besoin d’observer le monde vivre, pour mieux comprendre. Pour mieux profiter du moment, je sors en toute discrétion, je ne parle pas aux gens, personne ne me connaît, et d’ailleurs, jusqu’à ma première salsa tout sourire, normalement personne ne me voit… L’endroit est bondé, les danseurs sont déjà en ligne en train de répéter leurs pas de base. La musique s’arrête et le professeur indique qu’ici c’est un cours de salsa. Je prends donc mes affaires pour me rendre au deuxième étage. Le cours n’a pas encore débuté. Au fond de la salle se tient le comptoir avec une très jolie femme qui semble gérer les inscriptions. Elle me voit entrer, me dit bonjour. C’est alors que ses yeux ne démordent plus des miens. Je me rapproche doucement.

  • Bienvenue au cours ! Je te connais non ? De la danse tahitienne. Han… tu es Mareva non ?
  • Euh… oui.
  • On s’est vues au Workshop de Makau Foster à Viennes l’année dernière ! Les amis, ce soir nous avons une prof de danse tahitienne de haut niveau parmi nous !

             Voilà, pour la discrétion, c’est loupé. Incroyable. J’ai l’impression que Toulon, comme Papeete, rassemble à chaque coin de rue une partie de moi ou de ma vie. Ça faisait beaucoup de bien de danser. D’avoir mal aux jambes – les six étages… – et d’avoir mal aux maxillaires. Merci pour ce week-end incroyable. Merci de me montrer que je suis en bonne voie.

             #Ancres. Vendredi j’attrape deux tee-shirts blancs au hasard pour mes cours de danse du week-end. Je réalise coup sur coup que j’ai pris mes deux tee-shirts avec une énorme ancre en motif sur le devant. Un week-end ancré ? Samedi soir, je les jette tous les deux car ils sont ressortis roses de la machine. Dimanche soir, je découvre que le logo du Barathym est une énorme ancre… Merci de me montrer que je suis partout chez moi, libre et toujours enracinée 🙂

Dimanche 26 Novembre 2017

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